Le Centre des Jeunes Dirigeants condamne sans réserve les violences et pillages commis en marge des mobilisations du 17 octobre. Plusieurs dirigeants et entreprises de notre réseau ont été directement touchés boutiques vidées et détruites à Limoges, chantier saccagé à Strasbourg, magasin détruit à Quimper…
Partout en France, nos bureaux de sections, nos référents solidarité et tous nos adhérents se tiennent aux côtés des dirigeants d’entreprises, avec leurs partenaires, notamment les CCI. Nous mesurons la difficulté dans laquelle elles et ils se trouvent, et qui vont sans doute prendre un temps long à se résorber. Notre première responsabilité est aujourd’hui la solidarité.
Face à des gestes et des pratiques aussi choquants, nous avons besoin de nuance, d’écoute et d’intelligence, pour en comprendre la ou les causes, profondes et systémiques. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons répondre de manière juste à ce qui se joue dans notre jeunesse, dans notre société, dans cette période charnière de grande difficulté économique et d’instabilité politique. Cette journée nous oblige donc à voir au-delà des violences : que disent les mobilisations, les inquiétudes, des fractures et du sentiment de déclassement qui traversent aujourd’hui une partie de notre société, notamment parmi les jeunes générations ?
En tant qu’école du dirigeant, il nous paraît utile à ce stade de rappeler qu’expliquer ne veut pas dire excuser, et que comprendre le phénomène n’empêche nullement la juste application de la loi. Il s’agit néanmoins d’un élément indispensable pour construire les réponses adéquates et réduire les risques d’envenimer le problème.
Depuis plus de 90 ans, notre mouvement défend l’idée que l’entreprise ne vit pas à côté de la société : elle en est pleinement partie prenante. Dans nos entreprises, nous pouvons recréer de la confiance, donner des perspectives, permettre le dialogue, transmettre, former et faire une place aux jeunes. Avec les acteurs publics, associatifs et économiques de nos territoires, nous pouvons contribuer à reconstruire ce qui s’est parfois distendu.
Après l’urgence viendra l’après.
Le CJD prendra sa part pour que cet après ne soit pas seulement celui de la réparation matérielle, mais aussi celui de la reconstruction des liens, de la confiance et du respect mutuel.